Vote électronique : une modernisation cahotique
Date : 24 Avril 2007
Le premier tour de l'élection présidentielle a vu le déploiement des machines à voter dans quatre-vingt-deux communes. 4 d'entres elles ont déjà déclaré abandonner les machines pour le second tour : Saint-Malo, Ifs (Calvados), Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) et le Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne).
La machine étant considérée comme une urne et non pas comme un isoloir, alors qu'elle joue les deux rôles, les files d'attentes devant les bureaux équipés ont atteint des proportions démesurées. Dans un contexte de participation heureusement très fort, certains électeurs n'ont pas voté. Les bureaux du Perreux sont restés ouverts jusqu'à 22h.
A Reims, dans au moins un bureau, on a pu constater un écart de voix entre le nombre d'électeurs ayant émargé et celui enregistré par la machine. Cependant ce type d'écart est prévu par la loi et n'est pas rare, généralement lié à des erreurs dans le cahier d'émargement.
Ces retours d'expérience justifient en tous cas la prudence et un débat approfondi et public, rapidement avant les législatives !
