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Approcher la mobilité durable en ville par l'innovation et l'échange

Date : 26 Mars 2008

La Fondation Internet Nouvelle Génération vient de mettre en ligne sa contribution du programme villes 2.0, en collaboration avec Acidd, agora energy et Villes Internet, à la consultation autour du livre vert de la Commission européenne "Vers une nouvelle culture de la mobilité urbaine". N'hésitez pas à faire vos remarques !
http://www.villes2.fr

Présentation de la contribution par la Fing


Cette contribution à la consultation ouverte par la Commission autour du Livre vert "Pour une nouvelle culture de la mobilité urbaine" s'inscrit dans le cadre du programme "Villes 2.0", engagé depuis 2006 par un ensemble de territoires, d'entreprises et d'associations françaises.

Sous l'intitulé "Une mobilité plus libre et plus durable", nous explorons la possibilité de viser une réduction très importante des conséquences environnementales de la mobilité urbaine, sans pour autant contraindre la mobilité individuelle. L'angle d'action retenu est donc celui de l'innovation (technique, organisationnelle, de services, d'usage) plutôt que celui de la régulation. Il se fonde notamment, mais non exclusivement, sur l'usage des technologies de l'information et de la communication.

La mobilité urbaine n'est en effet pas seulement une contrainte et un problème : c'est aussi une conquête inachevée, une valeur, une composante essentielle de l'expérience urbaine. Ainsi, toute démarche qui serait assimilée à une restriction imposée de la mobilité des personnes sera très difficile à faire adopter et appliquer. La transformation"soutenable" de la mobilité urbaine passe donc par une intégration naturelle et quotidienne des questions environnementales dans les motivations à agir des individus et des organisations, ainsi que dans la "fonction de production" des services urbains. Et cette transformation ne concerne pas uniquement les transports : les lieux et leurs fonctions, les temps et leurs articulations, y joueront un rôle essentiel.

Nous proposons donc d'explorer sous l'angle de l'innovation trois pistes d'action qui nous paraissent complémentaires de celles qu'évoque le "Livre Vert", que notre contribution illustre d'exemples concrets :

Impliquer profondément les citoyens dans l'élaboration, l'application et l'évaluation des politiques de développement durable
* Au niveau de la mesure de la pollution, ainsi que de l'"empreinte écologique" des pratiques, des modes de déplacement, des modes de vie et de production
* Au niveau de la formation et de l'appropriation des enjeux de la mobilité durable

La "première substitution" : réduire le nombre et la longueur des déplacements, sans réduire les bénéfices de la mobilité
* Ré-explorer l'e-Substitution,ses possibilités et ses conditions de réussite
* Articuler les déplacements, les espaces, mais aussi les temps et les services

La "seconde substitution" : développer l'usage des transports collectifs et/ou doux sans réduire la liberté et la spontanéité des déplacements
* Développer de manière ouverte la "couche informationnelle" des mobilités
* Développer des transports collectifs à base d'information : covoiturage, etc.
* Enrichir l'expérience des mobilités collectives et douces

Cette approche nécessite enfin que soient réunies quatre conditions importantes :
* Appeler, accueillir, reconnaître la participation des citoyens
* Mutualiser les initiatives
* Etendre de manière équitable le "droit à la mobilité"
* Etablir et améliorer le "bilan carbone" des technologies de l'information