L'ASSOCIATION

- Animateur multimédia :
Personnel rattaché à une collectivité territoriale ou une association. Ses missions, traditionnellement issues de l’éducation populaire, sont de faciliter l’expression, la créativité et la socialisation des individus, en utilisant les technologies de l’information et de la communication.
L’animateur accompagne les usagers des espaces publics numériques (EPN) dans la pratique de leurs usages liés à des finalités d’usages. L’animateur doit être doté de compétences diverses : communicationnelles, pédagogiques, techniques et organisationnelles.


- Arbre de la connaissance appliqué à CARTUS : les arbres des usages
Outil d’ingénierie de connaissance (science cognitive). Les membres d’un groupe sont appelés « communauté de savoir ». Dans le cas de CARTUS, la communauté de savoir est formée par les usagers d’un espace public numérique (EPN). Chaque usager pratique un ou plusieurs usages (ou compétences dans le vocabulaire des arbres de connaissances) répertoriés dans des finalités d’usages. Au nombre de neuf, ces finalités regroupent les grands domaines de vie (emploi, formation, citoyenneté, économie, culture etc.…). Une centaine d’usages y sont indexés.
Chaque usage exprimé par un usager dans l'espace d'expression CARTUS est représenté par une icône. On obtient alors pour chaque usager une liste d’icônes organisées par ordre chronologique : se sont des profils d’usages (ou curriculums).

Références :
- Pierre Lévy, Michel Authier - Faculté des Sciences de l’Education Université de Laval (Canada) : http://www.cours.fse.ulaval.ca/did-62344/acfas/plarb9m/plarbeba.html#arbres
- Pierre Lévy, Michel Authier, Les arbres de connaissances, Paris : Editions La Découverte, 1992. 180 p.

- Arbres des usages :
L’arbre des usages cartographie, comme son nom l’indique, les usages de la communauté d’usagers. « Sur la carte, chaque usage n’est cité qu’une fois, quand bien même il existe plusieurs individus qui souhaitent pratiquer le même usage. L’ information y est structurée. Des simulations permettent par exemple, de mesurer les recoupements d’usages entre espace public numérique (EPN) ou les usages d’un ensemble d’usagers prédéfini. Les usages sont ainsi représentés par des arbres. Le tronc commun est porté par la moyenne de la population d’usagers. Les branches regroupent des usages spécifiques et partagés par des familles d’usagers (typologies d’usagers). La forme de l’arbre est fonction des regroupements d’usages effectués. La fréquence d’apparition des usages est représentée par un dégradé de couleurs allant du rouge pour un usage fréquent au bleu pour un usage rare ou émergent (en passant par l’orange, le jaune puis le vert). » (1)

(1) - La difficulté d’évaluation dans les espaces publics numériques : prétest d’un dispositif d’expérimentation sur les usages, Op.Cit http://epnologues.free.fr/IMG/pdf/Memoirremelinegasnier.pdf

- Cartographie de l'information :
« La cartographie cherche à éliminer les difficultés qu’on rencontre aux frontières des catégories de classement qu’on se fixe. Par définition, une classification est binaire, globale, statistique et ne garantit pas l’unicité (deux utilisateurs pourront aboutir à deux classements différents). Au contraire, la cartographie relativise ces aspects secondaires et met visuellement en évidence les faits majeurs.
En rapprochant visuellement des thèmes dont la proximité de sens ne transparaît pas dans la masse des données brutes, la cartographie permet de faire émerger des familles contextuelles. »

- Délégation aux Usages de l'Internet (DUI) :
la DUI, par son action globale, est chargée de proposer les mesures propres à généraliser l'accès à l'internet, l’équipement, l’aménagement du territoire, la sécurité et la formation des familles, des enfants et du grand public aux usages des nouvelles technologies. Pour ce qui est de l’accès public à Internet, elle diffuse des informations, des bonnes pratiques et procède à un suivi de la politique des espaces publics numériques implantés sur le territoire national.

- EPNadmin :
Application de gestion d’Espaces publics numériques. Ce logiciel libre sous licence GPL permet une gestion administrative, technique et pédagogique. Modulaire, il est accessible depuis une navigateur et est paramétrable selon les besoins. Un module CARTUS permettra à terme de l’utiliser comme interface de collecte. http://epnadmin.net

- Espaces Publics Numériques (EPN) :
Les espaces publics numériques, tous labels confondus, sont des lieux d’accès accompagné à internet et au multimédia, ouverts à tous, ayant pour mission commune de favoriser la sensibilisation du plus grand nombre aux technologies de l’information et de la communication (TIC). Depuis novembre 2003, l'ancien label EPN n'est plus attribué et la labellisation directe État-espaces (Espaces Publics Numériques) est abrogée. Elle est remplacée par la Charte et le label NetPublic (cf DUI) et par une labellisation conjointe État-collectivité territoriale qui offre l'avantage de reconnaître le rôle majeur des collectivités locales dans la politique d'accès public à l'internet. La formule « Espace Public Numérique » est quant à elle utilisée depuis comme un terme générique par les acteurs du secteur.

- Ilôts de verbatim :
Les cartes documentaires donnent une vue synthétique des informations non structurées. Comme avec les cartes stratégiques, le logiciel met en évidence les concordances entre les différents éléments (traitement des verbatims).

- Plateforme CARTUS :
Elle est constituée de trois sous plateformes Web nommées interfaces : la première pour l’usager, la seconde pour l’animateur, la dernière pour le chargé de mission TIC. Toutes sont accessibles en ligne par identifiant et mot de passe.
Une fois la convention signée, ses informations confidentielles sont attribuées automatiquement par le coordinateur fonctionnel de l’équipe CARTUS au représentant CARTUS de la collectivité adhérente.

  • La première interface est destinée à la collecte des informations des usagers et de l'espace public numérique (EPN) par le biais de deux questionnaires.

  • - Le premier questionnaire usager a été pensé pour être rempli en 10 minutes. Il détermine, au gré de ses passages dans l’espace public numérique, un profil d’usages souhaités par l’usager.

    - Un second questionnaire a vocation de recueillir la satisfaction de l’usager quant aux activités de groupes proposées.

    Ces deux questionnaires, même s’ils ne sont pas remplis aux mêmes moments, offrent l’opportunité à l’usager de s’exprimer librement, grâce à des espaces de commentaires libres.

  • La seconde interface, mise à jour en temps réel, donne à l’animateur un accès à un premier niveau d’analyses.

  • La troisième interface est couplée avec le logiciel See-K. Elle permet au chargé de mission de réaliser un second niveau d’analyses.


  • - Pratique :
    L’équipe CARTUS a retenu l’idée qu’un usage devient pratique quand il y a eu appropriation de cet usage par l’utilisateur.


    - Outils d’analyses See-K :
    Les fonctions principales de See-K sont les suivantes :
    - Partager les connaissances et mutualiser les ressources
    - Ajuster et mettre en cohérence les offres et les demandes
    - Evaluer les besoins et valoriser les ressources

    Voici en quelques lignes, le mode de fonctionnement du logiciel, adapté à l’utilisation CARTUS :

    See-K est livré en deux parties distinctes : le serveur et le client (un logiciel pour Windows couplé à un navigateur Web). La gestion des informations de la base (ajout, suppression…) s'effectue ainsi depuis le navigateur, en fonction des autorisations dont dispose l'utilisateur.
    L'information recueillie est visualisée sous forme de cartes interactives hiérarchisées à deux niveaux : les cartes stratégiques, qui appliquées à CARTUS sont appelées arbres des usages et les cartes documentaires, qui appliquées à CARTUS sont appelées îlots de verbatim.



    - Usage :
    « Action, fait de se servir de quelque chose, utilisation, emploi. (…) Fonction, destination de quelque chose, emploi que l’on peut en faire. »(1)
    « Le sens donné au terme « usage » par les auteurs du projet CARTUS équivaut plus à savoir quel est le but des usagers, dans leur utilisation (d’un objet technique) par le biais d’une pratique (action de l’usager). »(2)
    Cette définition rejoint celle évoquée dans l’ouvrage de Jacques Perriault : « L’usage passe par une décision double : acheter l’appareil et s’en servir. (…) Pour l’usager, la finalité n’est pas, en général, de faire fonctionner l’appareil mais de s’en servir pour un service qui n’a rien à voir avec la technologie. »(3)

    (1)- Dictionnaire encyclopédique. Le Petit Larousse Illustré, 1996, Larousse, p 1049
    (2)- La difficulté d’évaluation dans les espaces publics numériques : prétest d’un dispositif d’expérimentation sur les usages. Emeline Gasnier, 2006, Mémoire de DESS Sciences de l’Information et de la communication espaces publics numériques, développement urbain et rural par les TIC, Université Paris X Nanterre, p.5 http://epnologues.free.fr/IMG/pdf/Memoirremelinegasnier.pdf
    (3)- La logique de l’usage, Essai sur les machines à communiquer. Jacques Perriault, 1989, Flammarion, p. 205

    - Usager : personne qui utilise un service public ou une service en général.