

Souvent assimilé à la gratuité, un logiciel libre fait surtout référence à la liberté. Ce qui le caractérise, c'est sa licence, qui donne à chacun « le droit d'utiliser, d'étudier, de modifier, de dupliquer, de donner et de vendre le dit logiciel ». L'April, Association pour la promotion du logiciel libre, précise que toute personne peut avoir :
L'accès au code source est une condition pour tout ceci. Ces 4 libertés se retrouvent dans les villes et villages Internet.
Toutes les collectivités qui mentionnent les logiciels libres ont au moins un espace public numérique équipé en logiciels libres. Les habitants ont le choix de se former aux outils libres ou propriétaires pour naviguer, faire de la bureautique ou du traitement d'image.
Certains espaces ont de même équipé leurs postes d'un système d'exploitation libre ou proposent la possibilité de choisir entre deux systèmes d’exploitation au démarrage.
Les écoles ont des logiciels libres de bureautique installés sur leur poste comme à Marange-Silvange (Moselle), Canéjan (Gironde) ou Luisant (Eure-et-Loir). Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime) propose un « cartable numérique », clé USB contenant des logiciels libre pour les élèves. Saintes propose une action similaire en fournissant aux écoliers une Framakey.
A noter que les enseignants sont formés à ces outils, comme c'est le cas à Echirolles.
La ville d’Argentan (Orne) met à disposition une plate-forme d’enseignement à distance sur un de ses serveurs afin que la communauté éducative puisse mener à bien des expérimentations de mise en réseau. Deux expériences sont en cours sur le territoire : une école pilote entièrement équipée en logiciels libres fonctionnant sous linux et une école virtuelle, entièrement sur une base de logiciels libres, interfaçable avec la Base Élève.
A Sainte Ménéhould (Marne), 2 « classes numériques » on été créées pour fournir les classes de CM2 des écoles primaires en mini portables (eeePC) et permettre à tous les élèves de travailler et manipuler un poste informatique chez eux. Ils peuvent découvrir les logiciels libres sur les ordinateurs portables connectés à Internet en Wifi. Ces postes sont couplés à un serveur qui filtre et protège l'école, et permet aux élèves de stocker et partager leurs données.
Les EPN et les écoles ne sont pas les seules à s'équiper d'outils libres. Certaines mairies utilisent des logiciels libres au sein de leur municipalité : soit par une suite bureautique installée sur leur poste, au quel cas les agents sont formés comme à Soultz et Kingersheim (Haut-Rhin) ou Saint Martin d'Hères (Isère), soit par l'utilisation de logiciels « métier ». Agen (Lot-et-Garonne), par exemple, a choisi une application libre pour la planification des congés, la réservation de salle, de véhicule...
Quelques sites internet sont aussi réalisés en logiciels libres, comme c'est le cas à Saint-Médard-en-Jalles (Gironde), car ils répondent aux normes W3C.
Les habitants aussi sont sensibilisés au libre : ils peuvent participer à des « install party », et repartir avec des CD-Roms comprenant une série de logiciels auxquels ils ont été formés. Les communes de Fresnes sur Escaut, Merville (Nord) ou Vandoeuvre-Lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle) et Metz (Moselle) en ont distribué.
D'autres actions ponctuelles sont organisées sur ce thème pendant « Libre en Fête » comme à Bron (Rhône), Villeneuve-Le-Roi (Val-de-Marne) ou Concarneau (Finistère).
La commune de Longjumeau (Essonne) a sensibilisé sur ces outils à travers des expositions.
Pour accompagner au mieux les habitants dans le choix des logiciels, des EPN proposent une sélection de ressources qu'il peuvent ensuite télécharger. C'est le cas à Montélimar (Drôme).
A Billy-Berclau (Pas-De-Calais), des concours et animations autour des TIC sont organisés régulièrement au cybercentre. A chaque période de vacances, des portes ouvertes thématiques sont organisées. Des manifestations sont organisées également chaque année pour la fête nationale de l’Internet. En mars 2009, la première semaine du Logiciel Libre sera inaugurée avec la collaboration de nombreux acteurs régionaux et nationaux du Libre. L’association d'aide informatique et de promotion du Logiciel Libre Artux organise régulièrement des réunions sur la téléphonie IP, la relation avec les FAI...
Plusieurs communes développent leurs propres logiciels pour répondre à un besoin territorial. C'est le cas de Chazelles (Charente) qui travaille sur son propre logiciel de gestion des prises de commandes par les responsables du restaurant scolaire.
Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Densi) a créé son propre logiciel de gestion d'EPN qui a été reversé à la communauté, et donc repris par d'autres collectivités.
La mutualisation se fait principalement au travers d'associations. C'est le cas de Laval (Mayenne) ou de Metz (Moselle), qui a par ailleurs accueilli les rencontres mondiales du Logiciel Libre.
La ville de Lambersart (Nord) s'est inscrite très tôt dans des projets de développement collaboratif et a décidé de mettre sous licence GNU ses propres développements. Les services municipaux travaillent sous OpenOffice et utilisent des logiciels libres pour la gestion du courrier. La ville a adapté et mis en production la base de connaissances développée par la ville de Marcq en Baroeul ; deux développeurs/chefs de projets produisent, adaptent ou mettent en oeuvre des applications.
La municipalité de Fontenay-sous-Bois (Val-De-Marne) est particulièrement vigilante au fait que les développements complémentaires soient effectués dans les standards de la communauté et qu'ils y soient reversés : hébergement des sites en Linux, utilisation de Typo3, de bases de données MySQL, d’EpnAdmin.
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