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Label national Ville Internet 2013 : participez !

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Présentation du Label Ville Internet 2012

 

Emmanuel Eveno

Président de Villes Internet
Géographe, Chercheur au LISST CIEU

La méthode de labellisation

Dès l’édition 2000, l’association des Villes Internet s’est attachée à établir une méthode d’évaluation rigoureuse des politiques TIC des collectivités locales candidates au Label. Cette méthode a été élaborée en partenariat entre des représentants du monde de la recherche scientifique et des représentants des collectivités locales ainsi que des experts du domaine.

Le partenariat entre Villes Internet et le monde de la recherche en sciences sociales est un élément fondateur du projet associatif, ce qui distingue cette association très fortement des autres associations dédiées aux collectivités locales. C’est aussi, pensons-nous, ce qui légitime le Label, qui ne saurait dès lors être confondu avec un Palmarès tel qu’il est d’usage d’en dresser dans la presse spécialisée ; avec les récompenses officielles telles qu’en décernent rituellement plusieurs ministères ou encore des “prix” remis dans la confusion des inter pares.

L’évaluation sur lequel se fonde le Label est le fruit du travail de deux structures internes à l’association : le Conseil d’Orientation où sont discutés l’ensemble des éléments de la méthodologie, et le Jury du Label, qui labellise chaque année l’ensemble des villes candidates. Si les représentants des collectivités locales peuvent participer au Conseil d’Orientation, par contre, ils ne peuvent participer au Jury.

Dans le cadre de la méthode, remise en discussion chaque année, plusieurs outils ont pu être mis en œuvre. Le plus important est un questionnaire, proposé en ligne aux collectivités locales inscrites au Label, en début d’année. Ce questionnaire a évolué depuis ses origines, afin de faire place aux différents types d’innovations qui pouvaient apparaître et à propos desquels le Conseil d’Orientation joue un rôle de “veille”. Dans l’ensemble, ce questionnaire a permis de collecter une masse d’informations extrêmement précise et diversifiée sur un grand nombre de collectivités locales françaises.

Plusieurs matériaux complémentaires permettent de préciser ce travail d’évaluation : les initiatives détaillées directement par les collectivités locales sur la plateforme dédiée au sein du site web de Villes Internet (villes-internet.net) et les commentaires portés en marge du questionnaire.

Ces matériaux complémentaires sont appelés à prendre de plus en plus d’importance dans l’évaluation globale. Comme l’indique le règlement, il est donc essentiel que les élus et les agents qui remplissent le questionnaire s’appliquent également à bien vérifier que les initiatives prises par leur ville en matière de TIC aient bien été référencées sur le site de Villes Internet et que les commentaires en marge des cases à cocher sur le questionnaire soient suffisamment nombreux et argumentés.

L’exploitation du questionnaire permet d’avoir une première lecture quantitative, tandis que la prise en compte des initiatives et des commentaires permet d’accéder à une approche qualitative. Enfin, à côté de ces sources d’informations requises, il en existe une dernière, non obligatoire, mais qui peut jouer un rôle dans l’instruction des débats au sein du Jury : les documents divers envoyés par les villes (revues de presse, numéros du Bulletin d’information municipale, résultats d’enquêtes...).

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Le Label en perspective

En 2012, nous en sommes à la treizième édition du Label Ville Internet. En treize années, ce sont 869 collectivités locales qui ont été labellisées. Dans la très grande majorité, ce sont des communes françaises, de toutes régions et de toutes tailles. Si, dans le passé, nous avons reçu quelques candidatures de témoignage de villes étrangères (Belgique, Canada, Côte d’Ivoire et Mali), ce n’est plus le cas depuis 2006.

En revanche, alors que le Label avait été élaboré et était dédié aux communes, on constate la présence récurrente d’intercommunalités. Certaines collectivités sont ainsi présentes à la fois en tant que Communes et en tant que Communauté de Communes. On constate en effet un transfert de compétences, sur ces sujets, entre les communes et les intercommunalités.

 

Répartition des villes labellisées par nombre d'habitants

Dans l’ensemble des villes labellisées, les plus nombreuses sont celles qui appartiennent à la catégorie des “petites villes” (de 3 000 à 19 999 habitants), puis les “villes moyennes” (20 000 à 99 999 habitants) et les “villages” (moins de 3 000 habitants).

Les “grandes villes” (100 000 habitants et plus) ne contribuent, en proportion, que pour une faible part. Cependant, à trois exceptions près (Paris, Marseille et Aix-en-Provence), elles ont toutes participé à un moment ou à un autre à l’histoire du Label.

Répartition des villes labellisées par taille depuis 2000

L’augmentation des participations des “petites villes” et des “villes moyennes” est globalement parallèle depuis 2004. En revanche, depuis 2010, on assiste à un accroissement notable de la participation des “villages” ou communes de moins de 3 000 habitants. En tendance, il s’agit donc, sinon d’une “ruralisation” du Label, du moins d’un rééquilibrage en direction des communes rurales.

Géographie régionale du Label Villes Internet

Comme l’indique le graphique suivant, les Régions qui, historiquement, contribuent le plus fortement au Label sont l’Ile-de-France, Rhône-Alpes et Nord-Pas de Calais. Des régions qui avaient été très présentes dans les éditions 2003, 2004 et 2005, comme les régions Bretagne et Lorraine notamment, sont par contre en recul relatif.

Les régions les plus modestement représentées sont soit les régions les moins urbanisées et les moins peuplées (Auvergne, Limousin, Poitou-Charentes, Champagne-Ardenne, Franche-Comté ou Bourgogne) soit les plus “périphériques” ou “enclavées” (Corse, DOM-TOM).

Géographie régionale du Label Villes Internet

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L'édition 2012

L’édition 2012 est la treizième de l’histoire du Label Ville Internet. Elle constitue l’année record en termes de participation, avec une augmentation particulièrement sensible, de 303 à 356 collectivités, soit près de 17 % en plus. Nous nous inscrivons donc dans la poursuite et la consolidation de la dynamique qui avait prévalu entre 2010 et 2011.

Evolution du nombre de villes labellisées depuis l’origine

Les éditions qui ont enregistré une décroissance du nombre de participations jusqu’à présent étaient celles de 2004 (6ème édition) et de 2008 (10ème édition).

Entre 2004 et 2010, le nombre de collectivités semblait plus ou moins stabilisé autour de 200. Avec 2011 et 2012, l’augmentation est donc tout à fait spectaculaire.

La plus petite commune à avoir été labellisée en 2012 est Vacherauville, du Département de la Meuse et de la Région Lorraine, avec 115 habitants tandis que la plus grande est Toulouse, avec 398 423 habitants. Saint-Etienne est la dernière grande ville (plus de 100 000 habitants) à avoir participé.

En fait, sur ces 356 villes labellisées, 96 sont candidates pour la première fois, ce qui représente 27 % de l’ensemble. Sur ces 96 nouvelles collectivités locales, 5 sont des intercommunalités.

Les gains à réaliser dans la catégorie des “grandes villes” sont désormais extrêmement limités (seules trois grandes villes restent à l’écart jusqu’à ce jour), mais on observe un changement dans les caractéristiques des villes candidates du point de vue de leur fidélité au Label. Si les “grandes villes” ont été presque toutes présentes, elles ne se distinguent guère par leur fidélité. Certaines, comme Bordeaux, Lille, Toulon, Villeurbanne..., n’ont participé qu’à deux éditions et à des dates très différentes.

Reste tout de même un cas à part, celui de Metz, seule ville à avoir été présente systématiquement à toutes les éditions du Label.

Répartition des villes labellisées par nombre d’habitants en 2012

Les communes participant pour la première fois

Si ce sont les petites villes (de 3 000 à 19 999 habitants) qui fournissent le plus grand nombre de nouvelles candidatures (39 collectivités), les communes rurales sont presque aussi nombreuses : 35.

Cette dynamique signale une nouvelle étape dans la diffusion des usages des TIC dans les collectivités locales ainsi que de leurs politiques de soutien aux usages sociaux, démocratiques... de ces TIC.

On peut l’interpréter de deux manières, complémentaires l’une de l’autre.

  • La première consiste à considérer que ces TIC sont en voie de banalisation et que l’étape de la labellisation constitue, pour elles, une sorte d’accès à une forme de reconnaissance et que, par voie de conséquence, le Label confirme son institutionnalisation. Le fait que les communes rurales prennent une place grandissante dans cette population des villes labellisées pourrait aller dans le sens de la banalisation du recours aux TIC par les collectivités locales.

    Si les collectivités de petite taille ont longtemps souffert d’un handicap dans l’accès à Internet, ce handicap n’a cessé de se réduire. L’afflux (relatif) de candidatures de ce type de collectivités constituerait de ce point de vue l’étape ultime de l’internétisation du territoire national. On serait alors dans la prolongation du “rattrapage français” en matière d’accès aux TIC et de promotion de leurs usages. Cette expression du “retard français” avait été utilisée à la fin de la décennie 1990 pour caractériser la situation française en matière de diffusion et d’usage d’internet. La comparaison entre la France, les Etats-Unis mais aussi la plupart des pays d’Europe n’était en effet guère avantageuse. Avec la mise en place du “Plan d’Action Gouvernemental pour la Société de l’Information” puis de l’ensemble des programmes qui lui ont succédé, ce rattrapage a été réalisé, et ceci en grande partie grâce à l’action conduite par de nombreuses collectivités locales.
  • Une autre interprétation est celle qui ne considère pas cette dynamique sur le mode de la diffusion / banalisation mais sur le mode de la succession d’innovations.

    Dans l’histoire de la labellisation, qui n’est évidemment qu’un reflet de l’histoire de l’internétisation des collectivités locales, certaines communes ont pu paraître fortement innovantes un temps et puis, dans un deuxième temps, renoncer au maintien d’une culture d’innovations en la matière. Ces renoncements ont parfois suivi des changements significatifs au sein des équipes municipales, soit par des alternances politiques, soit par le départ de personnes “charismatiques” et qui avaient, sur ces problématiques, joué un rôle moteur.

    De fait, dans notre population des 869 collectivités ayant été labellisées, plusieurs ne se présentent plus au Label depuis de nombreuses années.

Croissance des villes labellisées par région

Une part très significative de la croissance enregistrée dans les candidatures vient de la Région Aquitaine, ce que l’on peut très certainement relier au fait que la douzième cérémonie de remise des Labels a eu lieu en Aquitaine, à Saint-Médard-en-Jalles.

À côté de la Région Aquitaine, La Région Rhône-Alpes doit une part appréciable de son dynamisme au Département, à forte dominante rurale, de l’Ardèche, ce qu’il faut référer à l’incitation à la participation adressée par le Syndicat Intercommunal des Inforoutes de l’Ardèche auprès de l’ensemble de ses communes adhérentes.

Si les territoires des DOM-TOM sont encore assez peu nombreux, ils confirment leur présence en 2012 après leur apparition en 2011, que ce soit en Guyane, Guadeloupe, La Réunion ou en Martinique.

Les choix du Jury 2012

Le Jury distingue, pour l’édition 2012 du Label et sur l’ensemble des communes ou intercommunalités :

  • 29 collectivités en 5 @;
  • 31 collectivités en 4 @ ;
  • 115 collectivités en 3 @;
  • 107 collectivités en 2 @ ;
  • 74 collectivités en 1@.

Répartition des villes labellisées en 2012 par nombre d’@

Les collectivités “référentes” du Label

Les Collectivités considérées comme “référentes” sont celles qui obtiennent 4 ou 5 @.

Comme l’indique le graphique suivant, le nombre des collectivités obtenant ce classement est assez voisin et le différentiel, jusqu’ici systématiquement au bénéfice de la catégorie 4 @ tend à se réduire. Il était de 7 en 2010, de 4 en 2011 et il n’est plus désormais que de 3.

Nombre de villes “référentes” depuis 2000

La géographie régionale des villes “référentes” fait ressortir très nettement la Région Ile-de-France qui, de surcroît, augmente son avance avec l’édition 2012. En seconde position, on trouve la Région Rhône-Alpes puis, à des niveaux comparables, Aquitaine et Nord- Pas de Calais.

Le cas de la Région Poitou-Charentes, avec une collectivité classée en 5 @ et une en 4 @ est assez particulier. En effet, ces deux collectivités sont en fait respectivement la commune de Parthenay et la Communauté de Communes de Parthenay.

Nombre de villes “référentes” par région

Les collectivités obtenant 5 @

L’édition 2012 est non seulement celle qui enregistre le record de candidatures au Label, mais aussi celle qui accueille le plus grand nombre de collectivités dans la catégorie des 5 @.

Collectivités @@@@@ 2012
Collectivité Région Nbre d’Hab. Collectivité Région Nbre d’Hab.
Agen Aquitaine 32 180 Noisy-le-Sec Ile-de-France 37 000
Argentan Basse-Normandie 17 448 Parthenay Poitou-Charentes 10 473
Besançon Franche-Comté 122 308 Perpignan Languedoc-Roussillon 107 241
Bron Rhône-Alpes 39 415 Pont-Audemer Haute-Normandie 9 360
Charenton-le-Pont Ile-de-France 28 000 Rosny-sous-Bois Ile-de-France 39 499
Echirolles Rhône-Alpes 33 000 Saint-Apollinaire-de-Rias Rhône-Alpes 159
Epinal Lorraine 38 000 Saint-Germain-en-Laye Ile-de-France 40 162
Fontenay-sous-Bois Ile-de-France 51 000 Saint-Médard-en-Jalles Aquitaine 26 000
Grenoble Rhône-Alpes 153 298 Sèvres Ile-de-France 23 505
Ivry-sur-Seine Ile-de-France 51 425 Vandoeuvre-lès-Nancy Lorraine 32 000
Jouy-en-josas Ile-de-France 8 042 Vannes Bretagne 54 775
L’Isle Adam Ile-de-France 11 300 Verrières-le-Buisson ̂le-de-France 16 042
Mérignac Aquitaine 63 300 Villeneuve d’Ascq Nord-Pas de Calais 66 000
Metz Lorraine 128 000 Villiers-le-Bel Ile-de-France 26 144
Narbonne Languedoc-Roussillon 50 000      

Les nouvelles venues dans ce haut du classement avaient toute précédemment été classées en 4 @ (il s’agit d’une exigence du règlement).

Elles sont six à faire leur entrée en 2012. Il s’agit de : Charenton-Le-Pont, Saint-Germain-en-Laye, Sèvres, Verrières-le-Buisson, Villeneuve-d’Asq et Saint-Apollinaire-de-Rias.

En revanche, deux villes classées en 5 @ lors de l’édition 2011 ne se sont pas présentées en 2012 : Nice et Bayonne.

Avec 159 habitants, Saint-Apollinaire-de-Rias, en Ardèche, est la plus petite collectivité à avoir obtenu ce classement, tandis que Grenoble est la plus grande ville à ce niveau pour cette édition.

C’est la Région Ile-de-France qui bénéficie le plus de la croissance de cette catégorie. Sur 6 collectivités entrantes, 4 sont d’Ile-de-France.

Les collectivités classées en 4 @

Collectivités @@@@ 2012
Collectivité Région Nbre d’Hab. Collectivité Région Nbre d’Hab.
Anglet Aquitaine 36 742 Laval Pays-de-la-Loire 54 379
Bailly-Romainvilliers Ile-de-France 5 690 Longjumeau Ile-de-France 21 288
Beauvais Picardie 59 000 Meyzieu Rhône-Alpes 29 380
Billy-Berclau Nord-Pas de Calais 4 295 Montreuil Ile-de-France 95 000
Biot PACA 9 019 Olivet Centre 20 723
Boé Aquitaine 5 409 C. C. de Parthenay Poitou-Charentes  
Bourg-Saint-Andéol Rhône-Alpes 7 578 Roanne Rhône-Alpes 37 163
Changé Pays-de-La-Loire 5 477 Roncq Nord-Pas de Calais 13 000
Cherbourg-Octeville Basse-Normandie 44 108 Saint-Cloud Ile-de-France 28 395
Concarneau Bretagne 21 010 Saint-Paul-Trois-Châteaux Rhône-Alpes 7 656
Courbevoie Ile-de-France 70 105 Tarbes Midi-Pyrénées 49 343
Fontaine Rhône-Alpes 23 000 Villeurbanne Rhône-Alpes 139 764
Grigny Rhône-Alpes 8 681 Vincennes Ile-de-France 43 937
Haubourdin Nord-Pas de Calais 14 651 Vitry-sur-Seine Ile-de-France 84 369
Hyères PACA 51 417 Waldighoffen Alsace 1 427
Lambersart Nord-Pas de Calais 38 000      

Trois collectivités classées en 4 @ se présentent pour la première fois : Olivet, la Communauté de Communes de Parthenay et Haubourdin. Il s’agit donc de résultats tout à fait remarquables puisqu’il s’agit du classement optimum auquel peut prétendre une ville primo-candidate.

Bailly-Romainvilliers, Boé, Concarneau, Grigny, Longjumeau, Roncq, Saint-Paul-Trois-Châteaux et Waldighoffen étaient précédemment classés en 3 @.

Autres faits remarquables : une intercommunalité, la Communauté de Communes de Parthenay, primo-candidate, apparaît comme la mieux classée des intercommunalités. Elle est la première intercommunalité à accéder à ce niveau de classement.

La plus petite ville 4 @ est Waldighoffen (1 427 habitants), tandis que la plus grande est Villeurbanne (139 764 habitants).

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