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EMPLOI ET NUMERIQUE : les français ne sont pas prêts ! 

Publié le 26 septembre 2017

Le second tome du rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi “Automatisation, Numérisation et Emploi” fait l’état des lieux des compétences numériques. La question est clairement posée “Les français sont-ils prêts ?” et la réponse est aussi claire : non ! 

Nous recommandons fortement la lecture du rapport pour comprendre cet enjeu où l’exemplarité du secteur public s’impose.  A commencer par les collectivités locales petites et moyennes où l’adaptabilité est plus grande que dans les grandes organisations alors incitons les agents territoriaux qui ne l’ont pas encore fait, à monter en compétence, pour être  moteurs de la société numérique !

A messieurs et mesdames les élues/s locaux : vous aussi profitez de la nouvelle loi sur la formation des élus, utilisez vos crédits pour comprendre comment décider de l’avenir de votre ville connectée.

Voici quelques extraits essentiels : 

L’écart entre l’offre et la demande de compétences numériques et scientifiques expertes est significatif et qu’il va croissant : les estimations d’offres d’emplois non pourvus s’élèveraient à 60 000 en 2017 et à 80 000 d’ici 2020 ; 

 un grand nombre d’actifs en emploi – 13 % des actifs – ont un niveau de maîtrise, à la fois en numératie et en littératie, qui est susceptible de les mettre en difficulté dans un environnement de travail et une économie largement numérisés et 30 % pourraient encore progresser en compé-tences pour disposer de meilleurs atouts ; tous les actifs ne possèdent pas, loin s’en faut, le socle de compétences numériques générales : au moins un tiers de la population active ne dispose que d’un niveau insuffisant ; des efforts massifs sont également à entreprendre pour les compétences sociales et situationnelles ;

 10 % des emplois sont vulnérables et 50 % susceptibles de transformation profonde : les exercer exigera de nouvelles compétences professionnelles, numériques ou non. Ces compétences techniques nouvelles sont très variées. Les technologies ont en effet des conséquences très diverses puisqu’elles peuvent, dans certains cas, conduire à réduire la demande pour une intervention humaine, dans d’autres, soutenir l’activité et permettre le développement de tâches à plus haute valeur ajoutée, ou encore une diversification de l’activité. Dans tous les cas, elles font évoluer les tâches effectivement exercées soit en supprimant ou en allégeant certaines, soit en ajoutant de nouvelles – souvent plus complexes –, soit en en modifiant sensiblement le contenu. 

En France : 

 13 % des actifs en emploi (soit 3,3 millions de personnes) ont un niveau de maîtrise, à la fois en numératie et en littératie, qui est susceptible de les mettre en difficulté dans leur emploi actuel ou dans la recherche d’un nouvel emploi ;

 et que 30% (soit 7,6 millions de personnes) pourraient encore progresser en compétences pour disposer de meilleurs atouts au regard des attendus professionnels dans une économie plus numérisée.

Enfin, l’étude du Conseil met l’accent sur l’écart qui existe, dans certains emplois, entre les compétences détenues par les actifs et celles qui leur sont demandées au travail. L’étude montre qu’en moyenne, les compétences en numératie et en littératie demandées aux actifs travaillant actuellement dans un environnement numérisé sont supérieures à celles dont ils disposent. A l’opposé, bon nombre d’actifs moyennement et très qualifiés qui travaillent dans un environnement non numérisé n’utilisent pas actuellement toutes les compétences en littératie et en numératie dont ils disposent. Pour eux, la numérisation de l’environnement de travail pourrait représenter une opportunité : elle leur permettra de mieux utiliser leurs compétences. les compétences sociales (travail en équipe, intelligence sociale) et situationnelles (autonomie, apprendre à apprendre) sont en moyenne toujours plus sollicitées dans un environnement de travail numérisé. L’accroissement de la demande de compétence dans ce domaine est le plus important pour les peu quali-fiés et surtout les moyennement qualifiés. 

L’aggravation des inégalités sociales et territoriales est un risque qui nécessite une prise de conscience forte des décideurs :

Question de volonté politique et d’expression du besoin : élus locaux parlons en ! Rejoignez le groupe #ELUNUM

Et pour passer à l’action immédiatement le CFA du numérique, porté par le Syntec Numérique et notre partenaire le CINOV IT : un outil essentiel pour nos jeunes : https://www.cfadunumerique.fr/

Ici télécharger le rapport 

 

 

Par Florence Durand-Tornare