Your browser does not support JavaScript!

Pavillons bleus : sous les claviers, la plage ?

Publié le 19 mai 2017

 

cell-1344985_960_720.jpg

ⓒ Pixabay

 

Comme chaque année, le Palmarès des “Pavillons Bleus”,  labellisant  les communes pour la qualité de leurs eaux de baignade, a été dévoilé ce 19 mai. Elles sont de plus en plus nombreuses à s’appuyer sur les outils numériques, que ce soit dans la gestion technique de la qualité des eaux ou dans la mobilisation du public autour de cet enjeu. Tour d’horizon.

 

Faire la promotion de ses plages sur internet

La présence sur le web, à travers sites et présence sur les réseaux sociaux est évidemment généralisée. Les communes innovent dans les formats : l’utilisation de vidéos tournées grâce à des drones permet de valoriser le littoral comme l’a fait la commune de Pont-à-Mousson (@@@@2017- Meurthe-et-Moselle). Les webcam sont également utilisées pour permettre aux touristes et amateurs de sports nautiques de constater les conditions de baignade ou de mer. Seignosse (Landes) permet même une visualisation panoramique et en temps réel des plages.

Une fois sur la plage, surfer sur le sable, c’est possible. Royan (@2017- Charente-Maritime) propose désormais de bronzer connecté grâce à un accès au wifi déployé en bord de mer. La ville propose une application destinée entre autres aux “touristes internautes” où l’on trouve les événements et bons plans de la station. Dans le même registre, “Marseille Info Plages”(Bouches-du Rhône) informe en temps réel sur la qualité des eaux de baignade et la météo.

Ces plateformes permettent aux vacanciers de devenir de véritables “éco-acteurs” en signalant des déchets ou tout problème relatif à la qualité de l’eau et même de partager ses observations de la faune littorale :  “Plages de Martinique” permet de mutualiser les informations sur le passage des tortues marines !

 

L’innovation au service des projets littoraux

La ville de Marseille, qui vient de rentrer dans le palmarès 2017 des pavillons bleus, développe un projet littoral ambitieux et innovant. Le “[email protected]”, poste de contrôle centralisé, couplé à “HydroMER”  permet d’évaluer par anticipation les débits et la qualité de l’eau dans le réseau d’assainissement et les stations d’épuration et, par conséquent, d’améliorer la qualité des eaux côtières.  

De son côté, Brest (@@@2005 – Finistère) fait partie des villes test d’un programme de gestion intégrée des rejets d’assainissement côtiers : outils de prévision, d’intervention et d’information en temps réel sur les réseaux d’eau (assainissement, usine de dépollution, rivières, eaux de baignade..) sont ainsi déployés.

Capture d’écran 2017-05-19 à 16.40.01.png

ⓒwww.hackathon-mers-oceans.fr

La ville va plus loin, en cherchant à développer l’innovation technologique en s’appuyant, sur ses communautés numériques (comme le fait également Boulogne-sur-Mer (@@@@2017- Pas-de-Calais) lors de hackathons dédiés à la mer et à l’océan. Ces événements innovants permettent le développement de prototypes à partir de données numériques (cartes marines, photos, fonds marins,..)  ou l’émergence de projets (interfaces, objets connectés, applications,..) autour des thèmes tels que l’environnement, le nautisme, la plage, la pêche, …  

 

Rendre les vacanciers acteurs de l’environnement

La structure décernant les pavillons bleus mobilise également le public. Avec “Un voyage éco-responsable, c’est quoi pour vous?”, Pavillon bleu invite les touristes à partager leurs photos de balades, observations de la faune et la flore, éco-gestes (nettoyage de plages,..) via le hashtag #concourspavillonbleu2017 sur Facebook, Instagram, Twitter ou par mail.

Capture d’écran 2017-05-19 à 16.51.54.png

 

Pavillon bleu valorise également les partages d’expériences des personnes en situation de handicap grâce à l’application mobile “I wheel share”. Et ce en vue d’améliorer l’accessibilité de ces espaces et les rendre ouverts à tous.

Votre collectivité est également labellisée pavillon bleu? Partagez votre expérience dans notre base de données ATLAAS en vous inscrivant :

 

 

Par Clémence Priou