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INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : NE PAS AVOIR PEUR, chercher à comprendre #FRANCEIA

Publié le 28 décembre 2016

Jean LAUNAY – Député du Lot – Président de la Commission Supérieure du Numérique et des Postes

Photo DDM – Marc Salvet

“L’intelligence artificielle fait couler beaucoup d’encre et suscite des avis partagés, entre craintes et fascination. Les réseaux sociaux optimisent l’efficacité de leurs algorithmes jusqu’à proposer une aide à la décision des citoyens dans leurs goûts, leurs achats voire leur choix électoral. L’intelligence artificielle combine le traitement des données aux objets connectés, aux solutions blockchain et à l’identité numérique. La Commission Supérieure souhaite attirer l’attention des parlementaires et des parties prenantes sur les évolutions liées à l’intelligence artificielle dans notre société.  Ses travaux portent sur les libertés individuelles, les usages, la démocratie, la souveraineté nationale et la sécurité nationale.”

Rappellons nous qu’on a peur de ce qu’on ne comprend pas. Faire une intelligence collective augmentée en rétablissant les valeurs humaines fondamentales : empathie, altruisme, solidarité. C’est le défi lancé par les développements rapides de l’intelligence artificielle. Certains souhaitent le transhumanisme, une humanité qui métabolise le numérique pour l’intégrer à son propre corps individualisé. D’autres proposent l’hyperhumanisme, un futur où l’humain cherche à créer les codes qui programment une société généreuse et positive, encore plus humaine, collectivement.

Un article de Sciences et Avenir (décembre 2016) rappelle  “le terme est introduit en 1956, au Dartmouth College, lors d’une session d’été à laquelle assistent les futurs ténors de la discipline (John MacCarthy, Marvin Minksy…). Mais “L’intelligence artificielle n’est pas forcément le contraire de la bêtise naturelle”, sourit Joël Quinteton. D’autant plus que le calcul ne fait pas tout… Un constat précisé par Jean-Louis Dessales, Professeur à Télécom ParisTech : “L’homme a voulu créer l’IA à son image, c’est à dire capable de manipulation symbolique, mais la discipline a bien divergé depuis.” C’est aussi l’heure du retour en force du langage naturel. “Alan Turing, à travers son fameux test, considérait qu’il fallait associer l’IA au langage.”

Créer des machines qui apprennent seules est donc un défi qui ne date pas d’hier.  Les capacités de calculs ont atteint une  puissance formidable  de traitements statistiques de masses de données elles mêmes émises par le moindre objet avec l’accord ou non de son propriétaire (personne privée ou organisation). Après le numérique quand on touchera aux limites de la statistique, l’intelligence des machines ne sera plus un artifice, mais toujours une augmentation des compétences humaines.  Ne négligeons  pas  la simplicité du langage corporel et sensible, un langage qui permet la “polis” et qui prend en compte les signaux faibles qui font de chaque situation un cas particulier. A l’heure de la voiture autonome qui ouvre une formidable voit à la mobilité intermodale et à la propriété collective des véhicules, apprenons à maîtriser les moteurs informatiques qui devront faire des choix réflexe à notre place. Au risque de faire du sur place ! 

Ces réflexions nous concernent tous. L’enjeu de la maitrise possible de la prise de décision par les machines doit être débattu, les choix là encore ne sont pas technologiques mais philosophiques ! 

PISTES POUR LE DÉBAT 

Ecoutons celui qui a su “vulgariser” les enjeux du futur : Joël de Rosnay , dans une courte interview àl’occasion de la sortie de son dernier livre, il nous encourage à comprendre (à prendre avec nous) ces questions transversales qui vont de la morphogénese à l’hyperhumanisme.

Plus facilement, retrouvons  dans wikipedia les sources d’une meilleure connaissance de ces enjeux d’une société qui doit choisir, que nous devons choisir.
 

Et partageons les reflexions des parlementaires  à l’assemblee nationale :

Lors de sa dernière séance, la Commission Supérieure du Numérique et des Postes  a fait évoluer son règlement intérieur pour associer les parlementaires engagés sur les sujets Numérique et Postes à se joindre aux travaux (représentants de l’Assemblée Nationale et du Sénat à la Commission Nationale Informatique et Liberté, Conseil National du Numérique …). Ce 14 février Jean LAUNAY, son président, a introduit un grand colloque à l’Assemblé national, sur le thème : « Intelligence artificielle : des libertés individuelles à la sécurité nationale ». Dans la continuité des précédentes rencontres sur la Blockchain et sur l’Identité Numérique, la Commission Supérieure du Numérique et des Postes a organisé cette rencontre qui a réuni plus de 330 personnes au 101 rue de l’Université.

Bientôt le compte rendu détaillé, en attendant retrouvez le débat sur le fil twitter #FRANCEIA mis en place par le SGMAP.

 

Par Florence Durand-Tornare